mercredi 1 juin 2005

L'accélération de l'endettement des entreprises.

L'accélération de l'endettement des entreprises.
Depuis 1974, le ralentissement de l'expansion a entraîné une profonde dégradation de la situation financière des entreprises. Leur compétitivité et leur rentabilité ont connu un certain affaiblissement, les apports en fonds propres ont été si faibles, qu'elles n'ont pu éviter une nouvelle accélération de leur endettement, au point que celui-ci atteint des niveaux préoccupants et même souvent catastrophiques.
Actuellement, les investissements nouveaux se font par autofinancement, mais surtout, par emprunts à court, moyen et long termes ; ce qui fait perdre aux Sociétés leur autonomie financière, au profit d'organisations qui ne sont ni des épargnants, ni des industriels, ni des entrepreneurs : mais un système bancaire vers lequel toute la gestion des entreprises est tournée.
En effet, les frais financiers des Sociétés françaises représentent en moyenne, en 1981, 7% du chiffre d'affaires.
L'éventail se situe entre 2,5 et 3% de ce chiffre d'affaires pour les Sociétés ayant une bonne trésorerie, et de 10 à 12% pour les entreprises ayant des difficultés.
Beaucoup de sociétés sont au bord du dépôt de Bilan, et ne travaillent que pour payer les agios et les intérêts.
Dans le même temps, les sociétés cotées n'utilisent plus, à quelques exceptions près, la Bourse, pour développer leurs fonds propres et trouver de nouveaux actionnaires, malgré l'opportunité de la Loi Monory.
Notre économie, avec l'illusion d'une croissance indéfinie, a laissé croire - nos banquiers aidant - que le marché financier était devenu inutile.C'est ainsi que les " capitaines " des grandes sociétés cotées qui détiennent leur pouvoirs de l'Assemblée Générale des actionnaires, accentuent cette dépendance au crédit bancaire.
Lorsque l'on sait que, par le jeu des pouvoirs en blanc, qui arrivent aux Banques, ce sont ces dernières qui contrôlent les conseils d'administration et leur président, nous pouvons alors commencer à comprendre pourquoi les sociétés cotées préfèrent les services du crédit (très rémunérateur pour les Banques), plutôt que celui de leur concurrent direct, " la Bourse " (qui ne leur rapporte rien).
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