mercredi 1 juin 2005

Une expérience à développer : le démarchage des PME

Une expérience à développer : le démarchage des PME
Depuis dix-huit mois, malgré une période politiquement peu favorable, j'ai contacté 180 PDG ou directeurs financiers. Ces entreprises ont un chiffre d'affaires qui se situe entre 60 millions de francs et 3 milliards de francs ; elles emploient de 100 à 8000 personnes.
Au cours de ces contacts, j'ai été souvent reçu avec étonnement et méfiance, se transformant généralement, au cours de ma visite, en sympathie et intérêt.
J'ai constaté, partout, une réelle méconnaissance de la Bourse, et des possibilités qui sont offertes aux entreprises, pour faire appel à l'épargne publique.
Les principales préoccupations de ces sociétés sont :
- la progression des frais financiers- la crainte de voir entrer dans la société des groupes financiers- le problème de pérennité de l'entreprise (beaucoup de ces sociétés ont été créées après la guerre et près de 30% des chefs d'entreprises sont proches de l'âge de la retraite)- le financement de la croissance de l'entreprise.
Dans vingt sociétés, l'expert comptable a recommandé à la société d'utiliser le marché financier, dans tous les cas, le banquier les en a dissuadées.
Les éléments supplémentaires qui freinent les entreprises à se faire coter sont les suivants :
- le coût trop élevé (le hors-cote résout ces problèmes),- les formalités trop nombreuses (id.),- la crainte de céder une participation à un groupe concurrent ou financier (il existe des moyens tels que : actions sans droit de vote, action à vote plural, etc…, pour parer ces risques),- la présentation des éléments comptables n'est pas toujours adaptée à une cotation (il faut simplement un certain temps pour les aménager),- et surtout, la méconnaissance des chefs d'entreprises, sur ce que peut leur apporter la Bourse.
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